LE  HARICOT  TARBAIS

 
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  Production du Haricot Tarbais

1986 - L'année charnière
Première étape du renouveau, la mise en place d'expérimentations de terrain dès 1986 contribue à améliorer les techniques culturales, l'objectif étant de rentabiliser et de faciliter la production : emploi de filets en substitution aux tuteurs maïs et de traitements adéquats. La même année est menée une étude de marché dont les résultats confortent les membres fondateurs : la demande en haricots tarbais existe sur le Sud Ouest d'abord, mais également dans le reste de l'hexagone.
Enfin, élément essentiel dans l'histoire du renouveau de la filière, un conservatoire de 400 échantillons de semences fermières collectés dans les fermes locales est mis en place en collaboration avec l'INRA. De ce conservatoire, seront extraites 24 populations se rapprochant du type «Haricot Tarbais», puis 1 lignée en 1990 qui sera déposée auprès du GEVES et enregistrée au Catalogue Officiel des Variétés en 1998 sous le nom d'Alaric.
Depuis 2001, Alaric est une semence certifiée, maintenue par l'Association Interprofessionnelle du Haricot Tarbais et multipliée par des producteurs, le tout sous le strict contrôle du GNIS et du GEVES. Alaric est l'une des 2 semences qui permettent de produire aujourd'hui du Haricot Tarbais Label Rouge et IGP.
Le conservatoire de 24 lignées est toujours maintenu par l'Association Interprofessionnelle du Haricot tarbais : il constitue un réservoir génétique propre d'où peuvent être extraites de nouvelles variétés.

  Les grandes étapes de la culture et de la production du Haricot Tarbais

Préparation du sol au printemps : le haricot tarbais appartient à la famille des légumineuses, caractérisées par leur faculté à développer des nodosités, véritables pièges à azote. Pour se développer, ces nodosités ont besoin d'un sol aéré, peu tassé et donc bien préparé et entretenu. L'agriculteur pratique donc un décompactage du sol au printemps afin de "casser" toutes les "semelles existantes" (socs de charrue) ainsi que les "croûtes de battance" (tassement superficiel du sol) constituées au cours de la période hivernale.

Le semis des haricots et de leur tuteur maïs : Il s'opère généralement le même jour, et ce entre le 25 avril et le 30 Mai. Les sols se sont alors réchauffés (environ 15°C), ce qui facilitera la germination et la levée. La semence certifiée Alaric, délivrée par la Coopérative, est semée à l'aide d'un semoir à maïs, en ligne, tous les 25 à 30 cm. On respecte un écartement de 1,60 à 2,40 m entre les rangs.

Le tuteurage : Le tuteurage des haricots conduits sur tuteur filet s'opère environ un mois après le semis, au moment où le haricot commence à sortir la vrille. Sur chaque rang de haricot, des piquets de 2,40 m de hauteur sont implantés tous les 5 m. On tend ensuite une ficelle solide au niveau des extrémités hautes et basses des piquets, tout au long du rang. Les filets sont ensuite déroulés sur toute la longueur et accrochés sur les piquets et ficelles.

Le buttage et le premier binage : Ils sont réalisés après l'opération de tuteurage, lorsque le haricot a atteint le stade 3 à 4 feuilles trifoliées. Ces opérations permettent d'aérer le sol tassé suite aux passages répétés du tracteur pour les opérations de semis et tuteurage. Par la suite, on peut opérer de 2 à 5-6 binages complémentaires sur tout le cycle du haricot, l'objectif étant de faciliter l'enracinement en profondeur des plantes et de l'enherbement entre rangs..

Les interventions raisonnées : Tout au long de la culture, en fonction des observations et/ou de résultats d'analyses diverses, le producteur raisonne un certain nombre d'interventions au nombre desquelles : la fertilisation fractionnée, la lutte contre les champignons du sol, les insectes et autres ravageurs, l'irrigation. Il est accompagné pour cela par le Service Technique de la Coopérative

La récolte : Exclusivement manuelle, elle se fait en plusieurs passages, en fonction du degré de maturité des gousses (le haricot fleurissant 2 à 3 fois tout au long de son cycle de végatation...). Le haricot frais est cueilli en gousses fin août-début septembre. Le haricot sec est quant à lui ramassé, une fois sec sur la plante (on doit entendre le grain sonner dans la gousse) à partir du 20 septembre et jusqu'à la mi novembre. La récolte est réalisée parcelle par parcelle afin de garantir une traçabilité totale.

Le séchage et l'égrenage des gousses : une fois récoltés, on complète le séchage des haricots en gousses soit en les exposant au soleil, soit dans des séchoirs thermostatiques (T°C < 30°C).
Une fois secs, le producteur égraine les haricots à l'aide de petits égrenoirs («bambys») ou de batteuses à maïs. Les haricots sont ensuite stockés dans des contenants. C'est sous cette forme qu'ils sont livrés à la Coopérative à partir du mois d'octobre.

L'arrivée à l'atelier : Ce sont les producteurs eux-mêmes qui viennent à tour de rôle, trier leurs haricots au niveau de l'atelier de triage que met à leur disposition la Coopérative. Lorsque leur tour est venu, ils livrent leur récolte à la Coopérative. Au niveau de la réception, les lots sont pesés et identifiés physiquement. Un bon d'apport est émis. Un échantillon représentatif est ensuite prélevé sur chaque lot pour vérifier l'humidité des haricots qui doit être comprise entre 12 et 17 %.

Séchage complémentaire : Si l'humidité des lots bruts réceptionnés est supérieure à 17%, on réalise un complément de séchage dans des fours ventilés et régulés thermostatiquement.
Le calibrage : Une fois secs, les haricots sont passés au Marot, calibreur dépoussiéreur, qui extrait tous les haricots dont le diamètre est inférieur à 1,5 cm ainsi que les haricots cassés.

Le tri colorimétrique : Une fois calibrés, les haricots sont transférés vers un outil de tri photoélectrique, qui éjecte les grains à déclasser. Ce triage mécanique est complété par un tri manuel qui nécéssite 4 producteurs autour du tapis.

L'agréage : Pendant toute l'opération de triage, les techniciens habilités de la Coopérative procèdent à des opérations de contrôle de la qualité des lots. Taille des grains, défauts d'aspect, propreté, ... tout est observé. Tous les résultats d'agréage sont enregistrés sur la fiche d'agréage du lot.

L'ensachage, le sertissage et l' étiquetage : Avec l'aval des techniciens habilités, les producteurs procèdent à l'ensachage des haricots triés en poches plastiques de 5 kgs. Ces sachets sont sertis à l'aide d'une soudeuse thermique et on appose ensuite une étiquette de labellisation autocollante sur chacun d'entre eux.

Palettisation et traitement thermique : Les poches de 5 kgs sont disposées par 4 dans des cagettes ajourées, facilitant la circulation de l'air froid.
Les cagettes sont ensuite empilées pour constituer des palettes de 600 Kgs qui vont subir un choc thermique. Ce traitement thermique, permet dans le strict respect d'un rapport temps/température, d'éradiquer tout risque de développement des charançons, principal fléau des légumes secs.
La filière, dans le respect de la qualité, a préféré ce choc thermique aux traitements chimiques existants.

Stockage et reconditionnement : Au retour du traitement thermique, certaines poches de 5 kgs seront vendues en l'état et d'autres seront envoyés vers un CAT qui procédera à leur ensachage en sachets de 500 g ou de 1 kg, et ce dans le strict respect de la traçabilité. Enfin, d'autres seront transformés par nos partenaires conserveurs en garbure, cassoulet, cuisinés à la graisse d'oie, et autre recettes traditionnelles...




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Coopérative du Haricot Tarbais - 4 chemin de Bastillac - 65000 Tarbes - Tel : + 33 (0)5 62 34 76 76 - cht@haricot-tarbais.com

 
 

Document financé avec l'aide de la Communauté Européenne